{"id":1158,"date":"2023-02-09T15:56:34","date_gmt":"2023-02-09T15:56:34","guid":{"rendered":"https:\/\/nouveau.programmefidaburundi.org\/?p=1158"},"modified":"2023-02-09T15:56:34","modified_gmt":"2023-02-09T15:56:34","slug":"paifar-b-promouvoir-la-finance-sensible-aux-changements-climatiques","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/nouveau.programmefidaburundi.org\/?p=1158","title":{"rendered":"PAIFAR-B : Promouvoir la finance sensible aux changements climatiques"},"content":{"rendered":"<p><em><strong><span style=\"background-color: #ffffff; color: #000000;\">Le PAIFAR-B financ\u00e9 par le FIDA en collaboration avec le r\u00e9seau des institutions de microfinance \u2018\u2019RIM\u2019\u2019 a organis\u00e9, ce 3 f\u00e9vrier, une journ\u00e9e de sensibilisation aux microfinances pour la finance sensible aux changements climatiques. 400 bambous ont \u00e9t\u00e9 plant\u00e9s le long d\u2019un ravin \u00e0 Kizingwe au sud de la ville de Bujumbura.<\/span><\/strong><\/em><\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/legacy\/WhatsApp_Image_2023-02-03_at_15.03.58.jpeg\" alt=\"WhatsApp_Image_2023-02-03_at_15.03.58.jpeg\" width=\"1600\" height=\"1099\" \/><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p>L\u2019environnementaliste, Ambassadeur Albert Mbonerane, appelle les autres partenaires \u00e0 s\u2019inspirer de l\u2019initiative de FIDA pour la protection de l\u2019environnement.<br \/>Le ravin se trouvant dans le site Kizingwe en zone urbaine de Kanyosha au sud de la ville de Bujumbura continue de s\u2019\u00e9crouler, mena\u00e7ant ses riverains et ceux qui exercent des activit\u00e9s agricoles dans ce site.<\/p>\n<p>\u00ab Nous sommes vraiment pr\u00e9occup\u00e9s par ce ravin. Chaque fois que la pluie tombe, des eaux provenant des montagnes surplombant la ville empruntent ce ravin dont les berges continuent de s\u2019affaisser du jour au lendemain \u00bb, indique un habitant qui exerce des activit\u00e9s agricoles \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de ce ravin.<\/p>\n<p>Pour stabiliser ses berges et prot\u00e9ger la population riveraine,<strong> le projet d\u2019appui \u00e0 l\u2019inclusion financi\u00e8re agricole et rurale du Burundi (PAIFAR-B)<\/strong>, en collaboration avec le r\u00e9seau des institutions de microfinance (RIM) a d\u00e9but\u00e9 cette journ\u00e9e d\u00e9di\u00e9e \u00e0 la finance sensible aux changements climatiques par la plantation de 400 bambous le long de ce ravin.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/legacy\/Semyampi.jpeg\" alt=\"Semyampi.jpeg\" width=\"1600\" height=\"1278\" \/><\/p>\n<p>\u00ab L\u2019id\u00e9e de cette activit\u00e9 est de lancer le coup d\u2019envoi, sensibiliser les institutions partenaires pour qu\u2019ils mettent en avant le financement des projets qui sauvegardent l\u2019environnement \u00bb, a fait savoir Epaphrodite Semyampi, responsable finance rurale au sein du PAIFAR-B, un projet du gouvernement financ\u00e9 par le Fonds International de D\u00e9veloppement Agricole <strong>(FIDA).<\/strong> <br \/>Pour lui, il faut que les institutions de microfinance soient sensibles aux changements climatiques et tiennent en consid\u00e9ration les aspects li\u00e9s \u00e0 la protection de l\u2019environnement au niveau de leurs proc\u00e9dures, politiques et outils de gestion.<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/legacy\/Kamimazi.jpeg\" alt=\"Kamimazi.jpeg\" width=\"1600\" height=\"1066\" \/><br \/>Le directeur ex\u00e9cutif du RIM, Marie-Louise Kamikazi, appr\u00e9cie l\u2019appui de FIDA \u00e0 travers le projet PAIFAR-B pour l\u2019organisation de cette activit\u00e9 de sensibilisation envers les institutions membre du RIM pour la protection de l\u2019environnement. <br \/>\u00ab En sensibilisant nos institutions de microfinance, on les encourage \u00e0 d\u00e9velopper des produits de cr\u00e9dits sp\u00e9cifiques \u00e0 la finance durable et verte, des projets qui ne favorisent pas la destruction de notre environnement \u00bb.<br \/>Elle esp\u00e8re que les institutions de microfinance vont d\u00e9sormais diminuer d\u2019accorder des cr\u00e9dits aux projets qui peuvent d\u00e9truire l\u2019environnement.<br \/>Une initiative salu\u00e9e par un environnementaliste.<\/p>\n<p>L\u2019expert en environnement, Ambassadeur Albert Mbonerane, appr\u00e9cie beaucoup l\u2019initiative du FIDA d\u2019intervenir dans la protection de l\u2019environnement : \u00ab Si on continue \u00e0 produire sans la protection de l\u2019environnement, les choses risquent d\u2019\u00eatre en \u00e9chec. C\u2019est vraiment une bonne initiative \u00e0 encourager. Il faut parler de sa durabilit\u00e9 \u00bb. Pour lui, il ne faudrait pas que FIDA ou les microfinances donnent de l\u2019argent \u00e0 un projet qui va d\u00e9truire l\u2019environnement. <br \/>Il appelle les autres partenaires \u00e0 s\u2019inspirer de l\u2019initiative du FIDA visant la promotion de l\u2019environnement : \u00ab Il faut veiller \u00e0 ce qu\u2019on ne donne pas un cr\u00e9dit \u00e0 un projet d\u2019agriculture, d\u2019\u00e9levage, etc., ou autre projet qui va d\u00e9truire l\u2019environnement \u00bb.<\/p>\n<p>Cet ancien ministre burundais de l\u2019environnement rappelle que la plan\u00e8te Terre fait face aux changements climatiques. Et d\u2019appeler les partenaires financiers \u00e0 exiger une corr\u00e9lation avec la protection de l\u2019environnement pour certains projets.<br \/>Pour lui, planter des bambous pour stabiliser les berges du ravin de Kizingwe est un appel que le FIDA lance \u00e0 tous ceux qui interviennent dans le secteur de l\u2019agriculture et du d\u00e9veloppement pour qu\u2019ils priorisent la protection de l\u2019environnement dans leurs projets.<br \/>Albert Mbonerane estime que les 400 bambous plant\u00e9s ne sont pas suffisants en tenant compte de la situation de ce ravin. Pour lui, l\u2019initiative du FIDA est un bon d\u00e9but : \u00ab Il faudrait continuer. Si cette collaboration continue, les choses peuvent changer. En 2024, nous pouvons revenir planter une autre ligne de bambous. Comme \u00e7a, on consolide la terre et elle sera tr\u00e8s contente \u00bb.<br \/>Albert Mbonerane indique que la plantation des bambous pour prot\u00e9ger les berges du ravin de Kizingwe suscite la prise de conscience des intervenants dans le secteur de l\u2019environnement.\u00ab <em>Avec l\u2019agriculture, la s\u00e9curit\u00e9 alimentaire est garantie, mais tant qu\u2019on ne prot\u00e8ge pas l\u2019environnement, on ne va pas produire pendant longtemps. La d\u00e9forestation va faire des cons\u00e9quences n\u00e9fastes sur l\u2019environnement<\/em> \u00bb. <br \/>Pour M. Mbonerane, personne ne profite du changement climatique. \u00ab Imaginez-vous une personne qui a demand\u00e9 un cr\u00e9dit pour construire \u00e0 quelques encablures de ce ravin. Il n&rsquo;y a aucune garantie que la maison ne risque pas de s&rsquo;effondrer dans 2 ou 3 ans. Cela met le demandeur de cr\u00e9dit dans l\u2019incapacit\u00e9 de le rembourser \u00bb, fait-il savoir. Selon cet environnementaliste, si on veut financer un projet, il faut faire une \u00e9tude d&rsquo;impact environnemental et social. Sinon, on risque de se retrouver devant une situation dangereuse. Il sugg\u00e8re aux cadres de l&rsquo;urbanisme de toujours prioriser cette \u00e9tude.<br \/>Pour lui, avant de d\u00e9truire l\u2019environnement, il faut penser aux futures g\u00e9n\u00e9rations : \u00ab Ils font que les choses changent pour l\u2019int\u00e9r\u00eat des futures g\u00e9n\u00e9rations \u00bb. Il appelle les services de l\u2019Etat charg\u00e9s de l\u2019urbanisme \u00e0 faire une bonne planification qui met en avant des \u00e9tudes d\u2019impact environnemental.<\/p>\n<p>&nbsp;<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/legacy\/PAIFAR-B.jpeg\" alt=\"PAIFAR-B.jpeg\" width=\"1600\" height=\"1108\" \/><\/p>\n<p>Le responsable finance rurale au projet PAIFAR-B, Epaphrodite Semyampi, lui aussi rappelle que le changement climatique se r\u00e9percute en premier lieu \u00e0 la population rurale : \u00ab FIDA affecte les fonds aux populations rurales pauvres. Quand il y a le changement climatique, cette m\u00eame population est profond\u00e9ment touch\u00e9e \u00bb. Selon lui, les cons\u00e9quences des changements climatiques peuvent aussi se r\u00e9percuter aux banques et aux institutions de microfinance. <br \/>Pour lui, il faut consentir les efforts \u00e0 encourager les acteurs qui interviennent dans les secteurs de l\u2019agriculture et de l\u2019\u00e9levage \u00e0 prot\u00e9ger l\u2019environnement : \u00ab L\u2019agriculture et l\u2019\u00e9levage se r\u00e9alisent en milieu rural en grande partie. Il faut que ces activit\u00e9s soient ex\u00e9cut\u00e9es en sauvegardant l\u2019environnement \u00bb. Il appelle les Burundais \u00e0 veiller \u00e0 ce que toutes leurs activit\u00e9s soient sensible \u00e0 la protection de l\u2019environnement.<\/p>\n<p><strong><span style=\"color: #000000;\"><em>La finance verte au centre des discussions<\/em><\/span><\/strong><\/p>\n<p>La journ\u00e9e de sensibilisation des institutions de microfinance \u00e0 la protection de l\u2019environnement s\u2019est poursuivie avec une conf\u00e9rence-d\u00e9bat sur le th\u00e8me susmentionn\u00e9 \u00ab la finance sensible aux changements climatiques \u00bb. Cette conf\u00e9rence a \u00e9t\u00e9 anim\u00e9e par l\u2019expert en environnement Albert Mbonerane et le professeur Jean Ndimubandi. Elle a \u00e9t\u00e9 une occasion pour encourager davantage les institutions de microfinance \u00e0 promouvoir la finance verte visant la protection de l\u2019environnement.<br \/>\u00ab Le sujet de finance verte est int\u00e9ressant du fait qu\u2019il invite toutes les parties prenantes \u00e0 \u00eatre vigilants dans leurs financements. Ainsi, la protection de l\u2019environnement et le changement climatique devaient \u00eatre au centre des discussions au niveau des institutions financi\u00e8res \u00bb, a indiqu\u00e9 Marie-Goreth Ndayishimiye, deuxi\u00e8me vice-gouverneur de la Banque de la R\u00e9publique du Burundi (BRB), lors de l\u2019ouverture de cette conf\u00e9rence-d\u00e9bat.<br \/>Pour elle, personne ne devrait ignorer que prot\u00e9ger l\u2019environnement est synonyme de prot\u00e9ger l\u2019esp\u00e8ce humaine en lui garantissant les conditions de vie ad\u00e9quates et de fa\u00e7on p\u00e9renne.<\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\/wp-content\/uploads\/legacy\/WhatsApp_Image_2023-02-03_at_17.02.08_1.jpeg\" alt=\"WhatsApp_Image_2023-02-03_at_17.02.08_1.jpeg\" width=\"1600\" height=\"1066\" \/><br \/>Elle fustige que la finance verte n\u2019est pas encore port\u00e9e au centre du d\u00e9bat nationale. Pour elle, une contribution de tous les partenaires \u00e0 tous les niveaux s\u2019impose. <br \/>Marie-Goreth Ndayishimiye rappelle que les acteurs \u00e9conomiques, en l\u2019occurrence les institutions financi\u00e8res, travaillent avec des clients qui pr\u00e9sentent des projets bancables, estim\u00e9s moins risqu\u00e9s ou ayant des garanties importantes et r\u00e9alisables.<br \/>Pour elle, il faut que les fournisseurs des produits et services financiers s\u2019assurent que les projets pr\u00e9sent\u00e9s par leur client\u00e8le pour la demande des cr\u00e9dits ne participent pas \u00e0 la destruction de l\u2019environnement.<\/p>\n<p><span style=\"background-color: #999999;\">Le PAIFAR-B est un projet du gouvernement financ\u00e9 par le FIDA \u00e0 hauteur de 38,6 millions de dollars. Il vise notamment \u00e0 renforcer l\u2019inclusion financi\u00e8re des populations rurales, en comblant les \u00e9carts entre la demande et l\u2019offre de services financiers et non-financiers.<br \/>Il est ex\u00e9cut\u00e9 dans 14 provinces du Burundi sur une dur\u00e9e de 7 ans : Ngozi, Muramvya, Cibitoke, Bubanza, Kayanza, Gitega, Karuzi, Bujumbura Rural, Rumonge, Makamba, Rutana, Ruyigi, Cankuzo et Muyinga (commune Mwakiro).<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le PAIFAR-B financ\u00e9 par le FIDA en collaboration avec le r\u00e9seau des institutions de microfinance \u2018\u2019RIM\u2019\u2019 a organis\u00e9, ce 3 f\u00e9vrier, une journ\u00e9e de sensibilisation aux microfinances pour la finance sensible aux changements climatiques. 400 bambous ont \u00e9t\u00e9 plant\u00e9s le long d\u2019un ravin \u00e0 Kizingwe au sud de la ville de Bujumbura. &nbsp; L\u2019environnementaliste, Ambassadeur [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[16],"tags":[],"class_list":["post-1158","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-actualites"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/nouveau.programmefidaburundi.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1158","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/nouveau.programmefidaburundi.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/nouveau.programmefidaburundi.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/nouveau.programmefidaburundi.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/nouveau.programmefidaburundi.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=1158"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/nouveau.programmefidaburundi.org\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/1158\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/nouveau.programmefidaburundi.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=1158"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/nouveau.programmefidaburundi.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=1158"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/nouveau.programmefidaburundi.org\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=1158"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}