{"id":1051,"date":"2022-02-17T08:35:07","date_gmt":"2022-02-17T08:35:07","guid":{"rendered":"https:\/\/nouveau.programmefidaburundi.org\/?p=1051"},"modified":"2022-02-17T08:35:07","modified_gmt":"2022-02-17T08:35:07","slug":"gitaramuka-quand-l-elevage-de-vaches-sauve-des-vies","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/nouveau.programmefidaburundi.org\/?p=1051","title":{"rendered":"Gitaramuka: quand l\u2019\u00e9levage de vaches sauve des vies"},"content":{"rendered":"<p><strong>Gitaramuka: quand l\u2019\u00e9levage de vaches sauve des vies<\/strong><\/p>\n<p>&nbsp;25\/03\/2019&nbsp;&nbsp;<a href=\"https:\/\/iwacu.collateral-freedom.org\/journaliste\/redaction-iwacu\/\">La R\u00e9daction<\/a> &nbsp;<\/p>\n<p>Source IWACU<\/p>\n<p>262 \u00e9leveurs de la commune Gitaramuka, province Karusi, ont re\u00e7u chacun une vache au d\u00e9but du Projet d\u2019Appui \u00e0 l\u2019Intensification et la Valorisation Agricoles du Burundi<\/p>\n<p>(PAIVA-B) financ\u00e9 par le Fonds International de D\u00e9veloppement Agricole (FIDA), il y a presque 10 ans. Aujourd\u2019hui, vers la fin du projet, leurs conditions de vie se sont beaucoup am\u00e9lior\u00e9es.<\/p>\n<p>Une nouvelle maison, un v\u00e9lo, deux kiosques pleins de marchandises, une parcelle, \u2026 gr\u00e2ce \u00e0 sa toute premi\u00e8re vache, Candide Manirambona, 60 ans, est aujourd\u2019hui une femme \u00e9panouie sur le plan \u00e9conomique. Elle qui n\u2019\u00e9tait m\u00eame pas capable de s\u2019acheter un taureau avant le projet, faute de moyens.<\/p>\n<p>Candide confie que le don de cette vache \u00e9tait comme un r\u00eave qui se r\u00e9alise. C\u2019\u00e9tait en 2012, se rappelle-t-elle. \u00ab Je r\u00eavais d\u2019\u00e9lever des vaches. Je n\u2019avais pas de moyens pour m\u2019en offrir ne f\u00fbt-ce qu\u2019une. \u00bb Elle \u00e9levait les ch\u00e8vres auparavant, un \u00e9levage caprin qui ne lui a pas r\u00e9ussi.<br \/> Depuis lors, cette veuve et grand-m\u00e8re confie qu\u2019elle n\u2019a pas cess\u00e9 de voir des miracles. La production a augment\u00e9 gr\u00e2ce au fumier. Les enfants ne manquaient plus de frais et mat\u00e9riel scolaire. Elle a achet\u00e9 de nouvelles t\u00f4les pour sa maison.<\/p>\n<p>Ce n\u2019est pas tout. Son fils, Kazimir Rugira, qui a entretenu la vache pendant plusieurs ann\u00e9es, aura le plus beau cadeau de sa vie : une \u00e9pouse et un mariage digne de ce nom. Il affirme que la dot et toutes les c\u00e9r\u00e9monies nuptiales sont le fruit de cette vache. Il a pu construire une maison, s\u2019acheter un v\u00e9lo, ouvrir deux boutiques au march\u00e9\u2026<\/p>\n<p>Kazimir indique que la vache produit 12 litres de lait par jour. \u00ab Nous vendons la moiti\u00e9. Nous buvons le reste. \u00bb D\u2019apr\u00e8s lui, la famille gagne 150 mille BIF par mois gr\u00e2ce au lait.<br \/> <strong><br \/> Bois de chauffage contre une plaque solaire comme \u00e9clairage<\/strong><\/p>\n<p>C\u2019est une vache des plus grosses, rencontr\u00e9e dans l\u2019\u00e9table de Matthieu Ndayazi, \u00e9leveur et p\u00e8re de quatre enfants. La vache vient de mettre bas. Ce don du PAIVA-B a d\u00e9j\u00e0 donn\u00e9 pas mal de fruits \u00e0 la famille de Ndayazi qui n\u2019avait jamais \u00e9lev\u00e9 de vaches auparavant.<\/p>\n<p>Avant le projet, confie-t-il, sa famille vivait dans une maison en bois \u00e9clair\u00e9e \u00e0 l\u2019aide des bois de chauffage. Avec l\u2019\u00e9levage de vaches, il a pu construire une maison en briques avec les toiles. Une plaque solaire \u00e9claire toute la maison.<\/p>\n<p>Selon lui, la r\u00e9colte de bananiers \u00e9tait m\u00e9diocre faute de fumier. \u00ab Avant le projet, je r\u00e9coltais un r\u00e9gime de banane de moins de 10 kg. Aujourd\u2019hui, je peux r\u00e9colter un de plus de 40 kg \u00bb. Cet \u00e9leveur a achet\u00e9 deux parcelles dans un marais rizicole.<\/p>\n<p>\u00ab Je ne m\u2019attendais pas \u00e0 toutes ces choses \u00bb, s\u2019\u00e9tonne Fabien, visage rayonnant. La vache a v\u00eal\u00e9 six taureaux. Les uns ont \u00e9t\u00e9 vendus, d\u2019autres \u00e9chang\u00e9s. Il lui reste deux vaches et un taureau. Il fait savoir que ces deux vaches produisent 12 litres de lait par jour. La famille gagne 120 mille BIF par mois.<\/p>\n<p>Sa femme se frotte les mains. Avant l\u2019\u00e9levage des vaches, confie-t-elle, nous \u00e9tions pauvres. Les enfants ne buvaient presque jamais de lait. C\u2019est \u00e0 peine si elle pouvait s\u2019offrir un pagne.<\/p>\n<p><strong>Menace de maladies, jadis principal d\u00e9fi<\/strong><\/p>\n<p>Bien que F\u00e9licien Bashaka ait pu tirer profit de sa vache en agrandissant sa maison, il affirme avoir fait face \u00e0 une vache qui tombe malade tout le temps durant les premi\u00e8res ann\u00e9es du projet. \u00ab Heureusement, ce n\u2019est plus le cas aujourd\u2019hui. \u00bb Un probl\u00e8me qui s\u2019est g\u00e9n\u00e9ralis\u00e9 pour plusieurs \u00e9leveurs. Sa vache produit aujourd\u2019hui 9 litres de lait par jour.<\/p>\n<p>Ces \u00e9leveurs sont r\u00e9unis dans une coop\u00e9rative \u00ab Zirakamwa \u00bb, qui a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e pour mettre fin aux probl\u00e8mes qui minaient les \u00e9leveurs, d\u2019apr\u00e8s J\u00e9r\u00f4me Ntamavukiro, pr\u00e9sident de cette coop\u00e9rative. Des probl\u00e8mes li\u00e9s \u00e0 la conservation du lait et son \u00e9coulement.<\/p>\n<p>Selon M. Ntamavukiro, la coop\u00e9rative met \u00e0 la disposition des \u00e9leveurs tout ce qui est n\u00e9cessaire pour un bon \u00e9levage. Des m\u00e9dicaments, la nourriture pour les vaches\u2026 Les membres de la coop\u00e9rative sont libres de contracter une dette pour rembourser apr\u00e8s la vente du lait.<\/p>\n<p>Cette coop\u00e9rative a la capacit\u00e9 de conserver 200 litres de lait. Mais les march\u00e9s d\u2019\u00e9coulement posent un probl\u00e8me. \u00ab Quelque fois, nous manquons de client et sommes oblig\u00e9s de d\u00e9verser plusieurs litres. \u00bb<br \/> Juste \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la coop\u00e9rative, une caf\u00e9t\u00e9ria a \u00e9t\u00e9 \u00e9rig\u00e9e pour la consommation de ce lait. Le reste est vendu dans des march\u00e9s des autres provinces proches de la commune Gitaramuka : Muyinga, Ngozi\u2026<br \/> La coop\u00e9rative ach\u00e8te le lait aux \u00e9leveurs \u00e0 600 BIF le litre pour le revendre \u00e0 800 BIF. J\u00e9r\u00f4me Ntamavukiro affirme que la coop\u00e9rative gagne environ 300 mille BIF de b\u00e9n\u00e9fice par mois.<\/p>\n<p><strong>PAIVA-B, une aubaine \u00e0 la fois pour la population et la commune<\/strong><\/p>\n<p>L\u2019administrateur de la commune Gitaramuka, Jeannette Ningabiye, reconna\u00eet que le PAIVA-B a \u00e9t\u00e9 d\u2019une grande importance non seulement pour la population mais aussi pour la commune. Cette derni\u00e8re per\u00e7oit des taxes sur le rendement du riz et du lait. Concernant le riz, la commune encaisse 500 BIF par are. 300 BIF entrent dans le tr\u00e9sor de la commune, 200 BIF dans la caisse qui va contribuer \u00e0 poursuivre les activit\u00e9s apr\u00e8s le projet, d\u2019apr\u00e8s l\u2019administrateur Et de rassurer que sa commune s\u2019est d\u00e9j\u00e0 pr\u00e9par\u00e9e \u00e0 continuer la riziculture intensive et l\u2019\u00e9levage apr\u00e8s le PAIVA-B, en septembre prochain. \u00ab Des r\u00e9unions sont en cours avec les riziculteurs et \u00e9leveurs. Nous les rassurons que l\u2019administration reste leur soutien principal. \u00bb Elle \u00e9voque aussi le fonds d\u2019\u00e9pargne des riziculteurs, chacun devant payer 200 BIF par are.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Gitaramuka: quand l\u2019\u00e9levage de vaches sauve des vies &nbsp;25\/03\/2019&nbsp;&nbsp;La R\u00e9daction &nbsp; Source IWACU 262 \u00e9leveurs de la commune Gitaramuka, province Karusi, ont re\u00e7u chacun une vache au d\u00e9but du Projet d\u2019Appui \u00e0 l\u2019Intensification et la Valorisation Agricoles du Burundi (PAIVA-B) financ\u00e9 par le Fonds International de D\u00e9veloppement Agricole (FIDA), il y a presque 10 ans. 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