{"id":1015,"date":"2022-02-08T17:39:28","date_gmt":"2022-02-08T17:39:28","guid":{"rendered":"https:\/\/nouveau.programmefidaburundi.org\/?p=1015"},"modified":"2022-02-08T17:39:28","modified_gmt":"2022-02-08T17:39:28","slug":"piparv-b-catalyseur-dans-l-augmentation-de-la-production-et-la-reduction-de-la-vulnerabilite-2","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/nouveau.programmefidaburundi.org\/?p=1015","title":{"rendered":"PIPARV-B : catalyseur dans l\u2019augmentation de la production et la r\u00e9duction de la vuln\u00e9rabilit\u00e9"},"content":{"rendered":"<p style=\"text-align: justify;\">Le Projet d\u2019Intensification de la Production Agricole et de la R\u00e9duction de la Vuln\u00e9rabilit\u00e9 au Burundi (PIPARV-B) financ\u00e9 par le FIDA a diffus\u00e9 128 porcins et des kits d\u2019accompagnement dans la commune Itaba de la province Gitega, jeudi le 25 mars 2020. Non seulement l\u2019administration,<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">mais aussi les b\u00e9n\u00e9ficiaires compos\u00e9s de vuln\u00e9rables et de peuples autochtones saluent les actions de ce projet. Celui-ci promeut aussi la culture du haricot biofortifi\u00e9 \u00e0 court cycle de production dans le but de pallier les effets li\u00e9s \u00e0 la Covid-19 source: BDIECO \u00ab Les actions qui viennent d\u2019\u00eatre men\u00e9es ne concernent pas seulement les collines Buhanga, Butare, Kanyinya et Mutanga de la commune Itaba de la province Gitega. Elles concernent \u00e9galement toute la zone d\u2019intervention. En tout, 153.280 m\u00e9nages de 20 communes, soit 218 collines des provinces Gitega, Kayanza, Karusi, Ngozi et Muyinga seront touch\u00e9s par le projet. Un accent particulier sera mis sur les jeunes, les femmes et la cat\u00e9gorie des peuples autochtones \u00bb, d\u00e9clare Dr Maurice Ntahiraja, consultant en \u00e9levage au PIPARV-B. Cependant, informe-t-il, ladite activit\u00e9 effectu\u00e9e \u00e0 Itaba s\u2019inscrit dans son objectif global. Celui-ci est de contribuer \u00e0 l\u2019am\u00e9lioration des conditions de vie et de r\u00e9silience des populations rurales du plateau central burundais. Sp\u00e9cifiquement, par une approche de gestion int\u00e9gr\u00e9e des terroirs gr\u00e2ce \u00e0 une utilisation optimale des ressources naturelles adapt\u00e9es \u00e0 une pression d\u00e9mographique croissante. En tout, 128 porcins de races \u00ab Large White \u00bb et \u00ab Landrace \u00bb ont \u00e9t\u00e9 distribu\u00e9s sur ces quatre collines. A raison de 30 truies et 2 verrats par colline. \u00ab D\u2019ici peu, nous pr\u00e9voyons diffuser aux m\u00e9nages vuln\u00e9rables 60 ch\u00e8vres de race locale et 4 boucs de race \u00ab Boer \u00be sang \u00bb sur chaque colline, soit un bouc pour 15 ch\u00e8vres. Ce qui permettra d\u2019am\u00e9liorer facilement la race locale par saillis \u00bb, fait remarquer Dr Ntahiraja. De plus, mart\u00e8le-t-il, ce cheptel porcin et caprin est accompagn\u00e9 d\u2019un kit d\u2019entretien. Celui-ci est compos\u00e9 par des tourteaux palmistes (90 kg de tourteaux palmistes donn\u00e9s \u00e0 chaque b\u00e9n\u00e9ficiaire pour nourrir le porc pendant les trois premiers mois), les produits et le mat\u00e9riel v\u00e9t\u00e9rinaires pour les porcs et les ch\u00e8vres ainsi que les plants de Calliandra et de Banna grass. Un impact qui saute aux yeux Dr Ntahiraja t\u00e9moigne que la diffusion des porcins et des caprins a un impact positif sur la vie des m\u00e9nages vuln\u00e9rables. \u00ab Supposons que le porcin arrive \u00e0 mettre bas 8 \u00e0 10 porcelets. Si le m\u00e9nage b\u00e9n\u00e9ficiaire vend 10 porcelets d\u2019un coup et qu\u2019un porcelet co\u00fbte 30.000 FBu. Le m\u00e9nage encaisse 300.000 FBu. Comme le porc se reproduit 2 fois par an, il lui est possible d\u2019encaisser 600.000 FBu par an. Ce qui peut permettre facilement aux m\u00e9nages vuln\u00e9rables de sortir de la vuln\u00e9rabilit\u00e9 \u00bb, explique-t-il. Par ailleurs, ajoute-t-il, nous avons constat\u00e9 qu\u2019au niveau de la production agricole dans les m\u00e9nages b\u00e9n\u00e9ficiaires, l\u2019impact est \u00e0 l\u2019ordre de deux \u00e0 trois fois voire plus que celui d\u2019avant l\u2019obtention du porcelet. Il y aura l\u2019augmentation de la production agricole, l\u2019autosuffisance alimentaire et l\u2019augmentation des revenus issus de la production agricole importante. Un ciblage participatif Pour cette ann\u00e9e, pr\u00e9cise le Dr Ntahiraja, le projet pr\u00e9voit jusqu\u2019\u00e0 d\u00e9but mai distribuer 4736 caprins \u00e0 2368 m\u00e9nages vuln\u00e9rables. Chaque m\u00e9nage obtiendra 2 ch\u00e8vres. La diffusion de ces caprins et porcins a eu lieu durant les deux semaines \u00e9coul\u00e9es et elle continue. \u00ab Aussi, 3.008 porcins seront donn\u00e9s \u00e0 3.008 b\u00e9n\u00e9ficiaires, soit un porc par m\u00e9nage. Celui-ci p\u00e8se au moins 40 kg \u00bb, signale Dr Ntahiraja. Il rappelle que le crit\u00e8re de choix des b\u00e9n\u00e9ficiaires consiste en un ciblage participatif au niveau collinaire pour \u00e9viter de probables tricheries. Ce qui est approuv\u00e9 par l\u2019administration locale et les b\u00e9n\u00e9ficiaires. \u00ab En assembl\u00e9e g\u00e9n\u00e9rale, on cible 5 cat\u00e9gories. La cat\u00e9gorie vis\u00e9e par le projet \u00e9tant la premi\u00e8re, c\u2019est-\u00e0-dire compos\u00e9e par les m\u00e9nages poss\u00e9dant un lopin de terre de moins de 0,5 hectare de superficie, qui n\u2019exercent pratiquement pas d\u2019activit\u00e9s d\u2019\u00e9levage \u00bb, indique-t-il avant de souligner que les participants \u00e0 l\u2019assembl\u00e9e identifient eux-m\u00eames les premiers b\u00e9n\u00e9ficiaires. On fait \u00e9galement le ciblage des b\u00e9n\u00e9ficiaires de seconde g\u00e9n\u00e9ration qui sont en tandem avec ceux de la premi\u00e8re g\u00e9n\u00e9ration. Ils s\u2019inscrivent sur une liste d\u2019attente. Les b\u00e9n\u00e9ficiaires s\u2019en r\u00e9jouissent Dogomba Sinzumusi du peuple autochtone des Batwa habitant la colline Mutanga, commune Itaba se r\u00e9jouit du coup de pouce que le PIPARV-B vient de lui rendre en lui octroyant un porc. Le quinquag\u00e9naire avoue que dans sa vie il n\u2019a \u00e9lev\u00e9 que des poules. \u00ab Pour le moment, je vais changer de m\u00e9tier pour ne me consacrer qu\u2019\u00e0 l\u2019\u00e9levage du porc. Je suis s\u00fbr qu\u2019avec les formations re\u00e7us, je vais avoir de fumier organique et pourquoi pas d\u2019une vingtaine de porcins \u00bb, applaudit-il. Cette joie est partag\u00e9e par pas mal de b\u00e9n\u00e9ficiaires dont la veuve Godeberthe, \u00e2g\u00e9e de 62 ans habitant la colline Buhanga. Elle confirme qu\u2019elle va am\u00e9liorer son niveau de vie, celle-ci ne se limitant qu\u2019\u00e0 l\u2019exploitation d\u2019un petit lopin de terre infertile \u00e0 cause du degr\u00e9 de vuln\u00e9rabilit\u00e9 ne lui permettant pas d\u2019acqu\u00e9rir du fumier. Ag\u00e9e de 53 ans, Eug\u00e9nie Ntahizaniye habitant la colline Butare de la commune Itaba a obtenu un verrat. En plus du fumier, \u00e0 chaque sailli elle va recevoir un porcelet. Le ciblage du peuple autochtone satisfait l\u2019administration Denis Nibigira, directeur provincial a.i de l\u2019Environnement, de l\u2019Agriculture et de l\u2019Elevage pour la province de Gitega d\u00e9clare que la distribution des porcins contribuera \u00e0 augmenter la production agricole. Ce qui fera que chaque bouche aura \u00e0 manger et chaque \u00e9leveur de porc encaissera de l\u2019argent. Allant plus loin, Domitien Nyandwi, administrateur de la commune Itaba confirme que la population aura une bonne sant\u00e9. Cela parce qu\u2019elle aura bien mang\u00e9. \u00ab Par ailleurs, le surplus de la production sera vendu sur le march\u00e9. Ce qui fera rentrer de l\u2019argent issu des taxes communales dans les caisses de la commune \u00bb, mart\u00e8le-il avant de rench\u00e9rir : \u00ab Une plus-value, ce projet financ\u00e9 par le FIDA n\u2019a pas oubli\u00e9 le peuple autochtone qui, de nature, vit dans la pr\u00e9carit\u00e9. Ce peuple figure parmi les cibles du projet. Ce qui lui permettra d\u2019am\u00e9liorer son niveau de vie \u00bb. Un suivi orient\u00e9 vers la p\u00e9rennisation des acquis du projet Dr Maurice Ntahiraja, consultant en \u00e9levage au PIPARV-B fait savoir que pour faire un bon suivi des activit\u00e9s du PIPARV-B, un service de proximit\u00e9 en sant\u00e9 animale constitu\u00e9 par les Agents Communautaires de Sant\u00e9 Animale (ACSA) a \u00e9t\u00e9 mis en place sur chaque colline b\u00e9n\u00e9ficiaire. \u00ab Ceux-ci ont tout le n\u00e9cessaire pour ex\u00e9cuter leur t\u00e2che, notamment la formation, les \u00e9quipements, les v\u00e9los pour intervenir \u00e0 temps, les t\u00e9l\u00e9phones portables pour communiquer rapidement et intervenir rapidement \u00bb, \u00e9claire-t-il. Egalement, dit-il, les populations cibl\u00e9es ont d\u00e9j\u00e0 b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 d\u2019une formation en pr\u00e9-r\u00e9ception des porcins. Et de poursuivre : \u00ab Pour \u00eatre cal\u00e9s dans l\u2019\u00e9levage des porcins et des caprins, les b\u00e9n\u00e9ficiaires seront aussi form\u00e9s sur une longue dur\u00e9e \u00e0 ce qu\u2019on appelle Champs Ecoles Producteurs (CEP). Cela gr\u00e2ce aux animateurs r\u00e9unis au sein des associations d\u2019\u00e9leveurs au niveau collinaire \u00bb. Il est pr\u00e9vu une formation sur la gestion de la Cha\u00eene de Solidarit\u00e9 Communautaire (CSC). Celle-ci sera anim\u00e9e par des experts. Et de notifier, qu\u2019ils ont d\u00e9j\u00e0 organis\u00e9 une formation sur la gestion de la Cha\u00eene de Solidarit\u00e9 Communautaire \u00e0 l\u2019endroit de l\u2019administration communale et provinciale, des services techniques des provinces et des communes, des comit\u00e9s de d\u00e9veloppement communautaires sur les d\u00e9fis, les solutions et les orientations du projet. Cela pour poser les bases de la p\u00e9rennisation des acquis du projet\u00bb. Quid de l\u2019agriculture ? Selon Didace Ciza, coordinateur des projets financ\u00e9s par le FIDA dans la r\u00e9gion Centre, le PIPARV-B ne se limite pas \u00e0 la diffusion des porcins et des caprins : \u00ab Dans la province de Gitega par exemple, le projet a distribu\u00e9 7 tonnes de semences de haricot (de vari\u00e9t\u00e9 MAC 44) biofortifi\u00e9 et 11 tonnes et 520 kilogrammes d\u2019engrais \u00ab FOMI imbura \u00bb. Le haricot est cultiv\u00e9 d\u2019une mani\u00e8re moderne afin de pulluler\u00bb, renseigne-t-il. Sur la colline Makebuko de la commune Makebuko en province Gitega, le projet a initi\u00e9 pour 140 m\u00e9nages la culture en bloc sur 8 hectares du haricot MAC 44 vari\u00e9t\u00e9 biofortifi\u00e9e. M\u00eame la pr\u00e9vention de la Covid-19 n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 oubli\u00e9e Le PIPARV-B a mis \u00e9galement \u00e0 disposition des b\u00e9n\u00e9ficiaires des d\u00e9pliants et des affiches sur lesquels sont rappel\u00e9es les mesures barri\u00e8res pour combattre et pr\u00e9venir la pand\u00e9mie de Covid-19. L\u2019administration de la commune Itaba salue ce geste. Elle a tenu \u00e0 pr\u00e9ciser que ces supports seront utilis\u00e9s pour renforcer les autres moyens utilis\u00e9s dans la sensibilisation de la population \u00e0 la lutte et \u00e0 la pr\u00e9vention contre cette pand\u00e9mie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Projet d\u2019Intensification de la Production Agricole et de la R\u00e9duction de la Vuln\u00e9rabilit\u00e9 au Burundi (PIPARV-B) financ\u00e9 par le FIDA a diffus\u00e9 128 porcins et des kits d\u2019accompagnement dans la commune Itaba de la province Gitega, jeudi le 25 mars 2020. 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